La violence à l’école

La violence à l’école,

Les articles sont destinés à la lecture des adultes. Ils ne servent pas à l’enseignement des enfants. Les enfants ont besoin d’être entourés d’adultes émotionnellement, mentalement et spirituellement stables qui montrent l’exemple d’un fort caractère moral. Certains éléments ne sont pas à transmettre à un enfant. J’invite chacun à faire preuve de discernement, et à écouter son cœur.

Pourquoi avoir envie de parler de violence à l’école, alors que l’on peut lire que dans les écoles montessori tout est joli, paisible et etc et que dans les écoles publiques, il y a la violence etc …

Parce qu’il est nécessaire aujourd’hui de dire la vérité, d’être honnête et de partager ses expériences et ses erreurs afin d’apprendre ensemble. Nous pouvons tous apprendre les uns des autres, et de nos erreurs, à condition d’être humble et d’avoir un cœur vaillant et honnête.

Je ne suis pas là pour travailler dans le sens de la mode, ou du vent. Ce que je partage n’est pas là pour faire du business, pour être charismatique ou pour séduire.

Si nous voulons mettre en pratique un fort caractère moral, il est nécessaire de dire la vérité, d’être honnête, de ne pas mentir par omission, de ne pas se vendre, séduire ou être charismatique. Une des lois les plus importantes de l’Univers, est de respecter le libre arbitre de chacun. En mentant, séduisant, nous violons le libre arbitre.

Nous devons donner les informations utiles à chacun afin de s’engager en donnant un consentement éclairé, le contraire de l’engagement par séduction, charisme, ou mensonge par omission.

C’est le moment pour moi de parler des premières années de l’école montessori de champagney et ce que j’en ai appris.

Je rappelle que nous apprenons par l’expérience (et par nos erreurs) et par la connaissance, l’un ne va pas sans l’autre.

La première année de l’école est particulière et à mettre dans la case expérimentations, et inexpériences collectives. J’étais inexpérimentée, bien que formée et entourée. Le partage avec d’autres éducateurs montessori, et créateurs d’écoles, m’ont sans aucun doute évité des pièges terribles. Les familles étaient inexpérimentées en matière d’écoles hors contrat, la plupart venaient de l’IEF et y sont retournées. L’école étant à la maison et ayant notre fils comme élève, avec sa mère comme enseignant, cela a rajouté des difficultés d’ordre psychologique à gérer.

Cette année là m’a permis de fixer mes limites saines et sûres et à recadrer le contrat d’engagement ainsi que le protocole d’essai.

La deuxième année m’a plongée au cœur du programme victime bourreau afin d’en prendre pleinement conscience.

Nous avons travaillé avec un garçon, deuxième fils de parents séparés. Les deux premiers enfants du père habitaient avec lui, et non leur mère. Cet enfant vivait dans la violence verbale de son père. Son père est sarcastique. Le sarcasme est particulièrement masculin, masculin 3D. Il permet de mettre de la distance entre soi et ses émotions et sentiments, c’est une forme de protection mise en place par le mental égo de la personne qui a vécu des traumatismes. Un enfant qui vit le sarcasme a de fortes propensions à le transmettre à son tour.

Cet enfant passait sa journée la bouche ouverte à se moquer de tout et tout le monde. C’est un comportement violent. Les humains ont pris l’habitude de passer la violence verbale sous silence, pour ne s’attarder que sur la violence physique. Mais la plupart du temps, lorsqu’un enfant a des gestes violents c’est pour se protéger d’une violence verbale.

Le père a fait en sorte que ses deux premiers enfants ne vivent pas avec leur mère pour ne pas avoir à verser d’argent, mais la raison officielle présentée était que leur mère est dangereuse. En réalité, à partir du moment où un parent ne fait pas subir de violence à son enfant, il n’y a pas de raison de priver un enfant de l’un de ses parents, même si posséder un chien dangereux par exemple nous déplaît.

La belle mère du garçon, nouvelle compagne du père, a vécu des traumatismes dans sa jeunesse et s’est trouvée, professionnellement, en tant qu’éducatrice, et personnellement, en tant que belle mère, comme un sauveur.

Le complexe du sauveur est lié au programme victime bourreau et se retrouve souvent chez les éducateurs, les enseignants ayant plutôt le complexe du guru..

En éloignant volontairement ces deux garçons de leur mère, elle s’est posée, à son propre avis, comme un sauveur, alors qu’en réalité, elle a agi comme un bourreau.

Le cercle victime-bourreau est sans fin, à moins d’en prendre conscience et de sortir du cercle. Soit la personne se soigne, soit si nous voyons ce programme dans une relation, nous devons si possible poser nos limites saines et claires, et limiter le plus possible le contact avec la personne qui vit le programme victime bourreau, sinon elle nous fera passer pour son bourreau sans cesse, et nous deviendrons sa victime. Jamais nous n’aurons une relation sereine avec une telle personne.

C’est typique de la personnalité 3D.

Cet enfant ne pouvait arrêter sa violence verbale qu’après que je lui ai intimé de stopper au bout, en général, de trois fois, en haussant fortement la voix la troisième fois. Lorsque j’en ai parlé avec le père, il a … rit.

J’ai rapidement compris qu’il était dans le programme victime bourreau, lorsque j’en ai parlé avec la belle-mère, son mental égo a balayé l’information d’un revers de la main. Elle-même étant dans le programme victime bourreau, admettre la situation aurait amené son mental égo à devoir reconsidérer beaucoup de choses dans sa vie, y compris sa relation non alignée avec son compagnon, admettre la violence verbale qu’il infligeait à l’ensemble de sa famille, admettre qu’il n’assumait pas sa responsabilité de père de famille, l’a laissant travailler et faire beaucoup de route pour qu’il puisse rester à la maison, sans se préoccuper de ses enfants, et sans s’occuper des tâches ménagères.

En tant qu’enfant, en face d’un tel comportement de la part de ce garçon, en demandant de stopper la parole irrespectueuse, n’ayant pas d’effet, la suite était de taper. Il ne s’agissait pas néanmoins de fortes actions violentes. J’étais toujours présente lors des faits. Il recevait une tape sur le bras d’un enfant. Nous avons fortement travaillé avec l’enfant qui se protégeait en tapant afin d’augmenter la « résistance » à ces paroles. Cet enseignement n’a pas été inutile.

Néanmoins, j’aurai eu mieux à faire de mettre un terme à ce contrat avec cet enfant qui était sarcastique. La violence qu’il amenait en parole et en énergie nous a beaucoup fatigués et a empêché une ambiance alignée de se poser.

Je notais les jours d’incidents. Plus l’année passait, plus la réponse tapée s’est estompée, mais pas le sarcasme de l’enfant sans limite verbale.

A la fin de l’année, il a même déclaré qu’il profitait de la pause déjeuner pour réfléchir à ce qu’il allait dire à son grand frère le soir venu afin de le faire hurler, et qu’ensuite son père hurle en retour, et que le grand frère finisse par pouvoir aller vivre chez sa mère.

Je lui ai partagé l’effroi que son partage m’inspirait, et qu’en réalité il faisait exprès de faire du mal autour de lui, cela n’a eu aucun effet de compassion.

Cette deuxième année, afin de juguler cette situation déplaisante, j’ai mis en place des pratiques de recentrage (sophrologie, yoga, qi gong).

Je me suis rendue compte que toutes ses pratiques, bien qu’intéressantes, ne représentent que des rustines sur une chambre à air éventrée. Ce qui doit constituer la base d’une bonne ambiance de travail, est un environnement physique sain et préparé, et des individus sains et alignés. Il est important de comprendre que dans le cas d’enfants, l’importance de l’alignement de leur famille est primordiale puisque les enfants sont pleinement en lien avec les comportements de leurs parents, sains ou malsains.

En constituant un groupe d’individus désalignés, il faut des pratiques de recentrage, qui au final en plus ne servent pas à grand-chose.

Un tel constat est essentiel pour comprendre d’où viennent en réalité en profondeur les problèmes rencontrés dans une école, ou dans tout groupe d’individus.

Une école montessori, comme toute école, peut rencontrer des problèmes de violence. Un groupe est constitué d’individus ayant chacun une histoire, un mental égo, des peurs, des traumas, des programmes. Plus un individu est aligné et a fait son travail d’identification du mental égo, remplacement par les pensées du cœur, nettoyage des peurs et des blessures, neutralisation des programmes, plus son énergie est alignée. Ce travail n’a pas de fin, mais il a un début, et c’est le moment ou jamais de le faire afin de se réaligner. Pour apporter la paix à la Terre, et l’harmonie entre les royaumes et règnes, le travail de chacun, en son cœur est nécessaire.

Le travail personnel de l’adulte, enseignant ou éducateur, est primordial, mais également le travail personnel de chacun des parents.

Il ne sert à rien de se voiler la face, d’enterrer le problème sous le tapis ou encore de se prendre pour le sauveur ou guérisseur. Chacun se sauve lui-même et se guérit lui-même. Tout ce que l’on peut faire est de montrer le chemin.

Depuis cette année-là, la deuxième année, il n’y a plus eu de problèmes récurrents de violence verbale ou physique, on peut même dire aucun. Les moments délicats sont lorsqu’un nouvel enfant intègre le groupe, et intègre les consignes de travail. Son énergie doit s’adapter, l’énergie du groupe soit s’adapter, et l’énergie de chacun doit s’adapter. Dans ces moments, il est important que chacun soit bien reposé, et à l’écoute de ses émotions. C’est le moment d’accompagner les enfants dans leurs émotions. S’il y a trop de différence de fréquence et d’alignement, la violence est engendrée, et de multiples problèmes se créent, y compris des comportements déviants.

Ce genre d’expériences, et d’erreurs sont là pour nous enseigner, nous apprendre à étalonner notre intuition et de notre jauge du discernement.

La Terre change de dimension et de niveau énergétique. Les humains qui veulent participer à ce changement de dimension sont amenés à faire un grand travail personnel et durant ce moment il est important de trouver des moments et endroits appropriés et sécure pour les enfants pour leur permettre de grandir libre souverain et universel, afin d’accueillir prochainement leur âme en leur cœur.

Trop de traumas dans le cœur d’une personne engendre beaucoup de désalignements et de déséquilibres dans les différents corps. Il est également difficile d’avoir une relation saine alignée quand une des deux personnes est dans son mental égo et dans des programmes victime bourreau.

Le partage de telles expériences n’est pas destiné à juger, blâmer ou au contraire à se faire passer pour meilleur, mais pour partager les éléments de connaissances et surtout faire part du fait qu’aujourd’hui sur Terre la société humaine vit sur des principes totalement inversés et contraires aux lois Universelles et Naturelles. Le mal paraît bien et inversement. Il est important de faire confiance à son cœur et à son intuition et développer un fort caractère moral.

Ne prenez que ce qui résonne en votre cœur.

Prenons soin de notre lumière vivante intérieure et maintenons la paix en notre cœur.

Joëlle

GSF